2011, un millésime de tous les superlatifs
Après un hiver clément, notamment trop sec (de janvier à mars, on comptabilise moins de 30 % des précipitations normales), le printemps démarre en fanfare ! Avril et mai sont exceptionnellement chauds, + 4.8 °C et respectivement + 3.3 °C par rapport à la moyenne, mais également secs.
Ces conditions extrêmes vont perturber la floraison et d’ores et déjà initier une future récolte très modeste en quantité dans les secteurs les plus précoces (récolte plus faible qu’en 2010 au niveau du Domaine).
La phase de début de maturation connait un épisode caniculaire critique. La vigne et le vigneron soufrent, transpirent. Fort heureusement, en fin de maturation, période clé pour la réussite du millésime, les conditions météorologiques redeviennent normales, grâce notamment à des nuits plus fraîches. Tout rentre dans l’ordre et au final on achemine au pressoir une vendange saine, dotée d’un grand potentiel qualitatif.
Si les teneurs en sucres sont comparables à celles de 2010, les acidités totales sont généralement plus faibles. Les vins nouveaux apparaissent riches et expressifs. Les tanins des rouges sont particulièrement souples.